Allez bien ...
et si ça s'apprenait ?
Ma Philosophie
Nous vivons dans un monde brutal et imprévisible, tout va à 200 à l'heure et nous avons fini par trouver cela presque normal. L'humain s'adapte, c'est une de ses grandes forces mais aujourd'hui, c'est dangereux. Dangereux pour notre Santé Mentale car nous sommes assommés par une actu désastreuse en continu, des journées qui débordent, une pression constante pour être le ou la meilleure, un bruit de fond permanent que nous avons fini par rebaptiser « la vie active ».
Et au milieu de tout cela, ce petit malaise sourd qui s'installe insidieusement et que nous n'osons pas nous avouer. Nous répétons en boucle « ça va, ça va, je gère », en buvant 6 cafés par jour. Certains poussent même le vice en les buvant devant un JT qui ne s'éteint jamais, histoire de rester "au courant".
Résultat, nous ne vivons pas, nous survivons. Et nous n'allons pas bien car le monde dans lequel nous vivons nous épuise : trop d'informations, de sollicitations, d'injonctions. Et puis, il y a ce pardadoxe entre ce que nous avons apris, réussir un examen mais pas traverser un échec, un divorce, un licenciement, un deuil. Et pourtant, c'est ça, la vraie vie."
« Il est temps de réapprendre à vivre. »
En comprenant comment la vie fonctionne, en sachant qu'il y a les compétences professionnelles, sociales et les compétences humaines, celles de la vraie vie, celles qui nous permettent de traverser les épreuves de l'existence sans perdre pied.
En retrouvant ce lien que nous avons oublié avec nous-même. Prendre soin de notre santé mentale n'est pas une option bien-être. C'est une priorité. Directement liée à notre santé physique. Parce que notre corps lui, ne fait pas semblant de ne pas être au courant. Et ne pas être malade, aujourd'hui, c'est un luxe fou.
En gardant nos liens avec les autres. Les vrais. Ceux qui nous nourrissent, qui nous font grandir, qui nous apportent de la vraie joie, pas les likes, pas la validation des autres.
Je crois fondamentalement que nous pouvons aller mieux. Aller bien n'est pas un don qu'on a ou qu'on n'a pas, comme le sens de l'orientation. C'est une compétence humaine. Et ça commence par prendre conscience de soi et du monde dans lequel nous vivons. Ce monde qui nous fait vivre en pilote automatique pour tenir le coup, sinon nous nous écroulons.
Mais nous pouvons aussi apprendre à vivre autrement. Nous pouvons apprendre à nous connaître nous-même, nos besoins, nos valeurs, nos talents, nos vulnérabilités. Nous pouvons reprendre notre libre arbitre, notre responsabilité. Nous pouvons choisir de distinguer ce qui nous regarde de ce qui ne nous regarde pas. Nous pouvons apprendre à dire non sans honte, à mieux nous entourer, mieux dormir, mieux respirer, mieux nous nourrir ...
Nous pouvons choisir de suivre les informations qui nous intéressent. Nous pouvons apprendre à dire merci pour ce que nous avons déjà, plutôt que de courir en permanence après ce qui nous manque. Nous pouvons nous désoler des catastrophes du monde sans détourner le regard mais sans non plus se laisser dévorer par la culpabilité. Nous ne sommes pas responsable de la tristesse de la planète entière, respirons, personne ne nous a nommée ministre du malheur universel.
Nous pouvons choisir de devenir plus lucide plutôt que de cultiver le pessimisme ou le déni. Nous pouvons arrêter de vouloir tout contrôler. Nous pouvons accepter l'adversité comme une composante normale de la vie, pas comme une anomalie à éliminer. Les guerres et les tragédies existent depuis toujours et pourtant nous sommes toujours là. De plus en plus connectés virtuellement peut-être, mais rien ne nous y oblige vraiment. A nous de décider, de choisir comment nous voulons vivre.
Nous pouvons nous engager pour des causes importantes, nous pouvons soutenir ceux qui soignent, qui sauvent, ceux qui sont en première ligne quand tout vacille. Mais nous avons le devoir de prendre soin de nous avant tout. Comme les consignes dans l'avion avant de décoller : " En cas de dépressurisation de la cabine, mettez votre masque à oxygène d'abord et ensuite placez-le sur le nez de votre enfant".
Aller bien, ce n'est pas supprimer la tristesse, la colère ou la fatigue. C'est apprendre à les traverser sans y laisser notre peau. Quand nous allons mieux, ça se voit, ça se sent, ça se propage, que nous le voulions ou non. Un parent plus apaisé plombe nettement moins l'ambiance au dîner. Un collègue qui pose ses limites en libère d'autres pour oser la même chose, et là, c'est toute l'open space qui souffle un peu.
Aller bien, c'est aussi une responsabilité que nous nous devons les uns aux autres. Nous ne sommes pas juste en train de nous sauver nous-même, nous ouvrons une porte pour les suivants, nous donnons l'exemple à nos enfants, nous transmettons une énergie qui fait du bien à tout le monde
« Aller bien, ça s'apprend » et franchement, ça vaut largement le coup d'essayer, croyez-moi !
Aller bien n'est pas réservé à une élite zen née avec un mantra dans la bouche et un diffuseur d'huiles essentielles au berceau. C'est une décision. Un chemin, pas une ligne droite bien sûr, un vrai chemin, avec des détours, des rechutes, des jours où nous retombons pile dans le panneau que nous nous étions juré d'éviter. Et quelques victoires aussi, que nous avons le droit de savourer sans complexe.
Et c'est peut-être ça, au fond, le plus important. Pas d'être parfait, laissons cela aux influenceurs et aux photos de vacances. Pas de ne jamais retomber. Mais de décider d'aller mieux, en prenant soin de nous chaque jour, de choisir encore et encore de mieux vivre, même un mardi, même sans café, même quand le monde va mal.
